CALAMÉO

Départ pour Berlin, dimanche 14 mai 2017

Ce dimanche à midi, à l’aéroport Toulouse Blagnac le temps est agité…il fait très chaud…

Le groupe des ES19 au départ pour Berlin a eu de grosses perturbations à l’embarquement…

Nous avons failli perdre 2 de nos compatriotes… Julien a eu un gros problème de démarrage … après avoir fait « taxi 5 » sur la rocade il est arrivé après une course effrénée vers Nicolas qui lui gardait sa carte d’embarquement… les cheveux en bataille, les yeux cernés, les lacets défaits il nous a rejoint à quelques minutes de la fermeture de l’embarquement.

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Entre temps Yvan après avoir passé sa carte d’identité plusieurs fois à la machine à laver …s’est vu dans un premier temps refuser l’accès à l’enregistrement des bagages… après une longue bataille où Nadine s’est décomposée… et après de nombreuses discussions fortement argumentées, Yvan a demandé courageusement à parler à un responsable pour plaider sa cause… et ça a marché… il a pu enregistrer ses bagages et arriver jusqu’à la douane…

Pendant ce temps les autres géraient les papiers et téléphonait à Julien qui ne répondait pas…

Nous avons failli perdre Nadine à plusieurs reprises… et peu à peu les choses se sont améliorées…

Enfin dans la queue de l’embarquement tout le monde avance et devinez- qui est resté bloqué ?…

Yvan…. Yvan qui a continué à parlementer sur la validité de sa carte d’identité au poste de douane…Ça bloquait sec, et à 3 minutes de la fermeture des portes nous nous sommes glissés dans l’antre du voyage…

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Ouf ! Youpi tout le monde va décoller… la tribu des ES19 organisés sont là et même quelques autres…

Vol calme … ambiance détendue… mais nous craignons le contrôle à l’arrivée de Berlin… et bien personne n’était là à nous attendre… nous passons sans encombre….

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Nous sommes bien accueillis par les élèves allemands et le fait qu’on s’occupe de nos valises était bien agréable… les formateurs partent de leur côté sur l’hôtel près du tramway… et les étudiants rejoignent l’auberge de jeunesse… et là gros choc pour les filles car on a « meltingpoté » les filles avec les garçons… nous avons néanmoins trouvé une solution afin de réorganiser les chambrées avec les hongrois qui sont partis rejoindre les garçons français afin de nous laisser la place avec les filles hongroises… De plus il n’y a que 3 douches et 2 toilettes pour la totalité de l’étage….

Les lits sont étroits et superposés… heureusement l’ambiance est chaleureuse….

Ensuite nous avons mangé un bon repas pour clôturer la soirée… et commencer à découvrir Berlin « by night »…

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Lundi 15 mai

Après un concert de ronflements durant la nuit et un bon petit déjeuner, les allemands viennent nous chercher à l’auberge pour aller au K9, un lieu de vie autonome, ancien squat où se réunissent des personnes participant à des mouvements antifascistes.

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La matinée commence avec une présentation du planning de la semaine. Nous abordons ensuite le thème de la semaine, « adolescence en situation de vulnérabilité », avec une présentation des jeunes et de l’auto éducation.

Le travail social promeut « social change and development, social cohesion, and the empowerment and liberation of people. Principes of social justice, human rights, collective responsabilities and respect for diversities are central to social work ».

Nous avons ensuite vu l’organisation du travail social. 68% des structures sociales sont financées par le secteur privé. Cependant, elles reçoivent aussi des fonds de l’état.

Les éducateurs sont présents sur le terrain, puisqu’ils se rendent auprès des usagers potentiels pour connaître leur milieu, mode de vie et besoins.

Nous avons ensuite vu les typologies des jeunes, selon une étude menée à travers différentes questions. Il y aurait quatre catégories de personnes : ceux qui veulent agir, ceux qui restent en retrait, les matérialistes et les idéalistes.

Vient ensuite la question de l’auto éducation « Self building »: les jeunes ont la capacité du pouvoir d’agir.

Les jeunes cherchent l’équilibre entre se conformer aux demandes de la société et trouver leur identité.

On parle également de la difficulté de la prévention sur les conduites à risques, car c’est un passage de l’adolescence, d’essayer de se tromper, sans pour autant pérenniser ces conduites.

Les jeunes s’approprient ce pouvoir d’agir.

Enfin, la méthode Nadel est évoquée, selon laquelle les jeunes doivent pouvoir explorer et indiquer de quoi ils ont besoin. Ils ont par exemple l’opportunité de dire quels endroits de leur quartier leur correspondent et ce qu’ils y  changeraient…

Nous finissons la matinée sur une discussion sur les pratiques dans les trois pays.

Le repas est ensuite amené à 12h, velouté d’asperges et fajitas!

Après le repas, nous faisons une animation linguistique pour mieux nous connaître puis nous nous positionnons pour les visites de structures du lendemain, puis sur les visites de la ville de l’après-midi. Trois thèmes nous sont proposés : une visite culturelle des lieux alternatifs de la ville, une visite historique centrée sur les principaux points touristiques, et une visite en voiture de l’ex Berlin Est.

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Une très belle journée ensoleillée, qui annonce une semaine pleine de découvertes.

Mardi 16 mai 2017

Le réveil se fait aux douces couleurs des rayons du soleil… Après avoir pris un copieux petit-déjeuner, chacun se retrouve dans son groupe respectif afin d’entamer un long périple qui va nous mener aux travers de divers endroits de la région berlinoise afin d’y découvrir les multiples facettes du travail social en Allemagne.

En avant pour cette belle aventure qui se dessine…

Notre première étape va nous amener à rencontrer une association dispensant des cours de théâtre à la destination de jeunes adolescents issus des quartiers populaires de Berlin. En effet, l’association THEATER X fonctionnant grâce à des subventions publiques et privées. Elle développe des pièces de théâtre dont les thèmes sont le plus souvent en rapports avec des sujets d’actualité (racisme, homophobie…). Ces thèmes sont sélectionnés par les jeunes. Il semble utile de préciser que le travail de cette association serait vain si cette dernière n’était pas soutenue dans ses activités par l’intervention d’autres compagnies de théâtre.

Après cette introduction théâtrale, la suite de notre aventure nous envoie aux portes d’une ancienne fabrique de pompe à eau industrielle transformée à l’occasion en une véritable réserve de créativité à la destination des jeunes écoliers de la région berlinoise.

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L’association AWO a été fondé en 1919 par la première femme élue députée au parlement allemand. C’est à partir de ses multiples activités caritatives que l’association AWO va pouvoir énoncer le principe suivant : « devenir indépendant en s’aidant soi-même ». Aujourd’hui, l’association reconnue Organisation Non Gouvernementale comme la plupart des associations œuvrant dans le secteur social (14 000 associations au travers de l’Allemagne) compte 300 000 membres bénévoles ainsi que 200 000 salariés. Si l’association AWO développe des projets culturels à l’attention des enfants et des adolescents comme le théâtre par exemple, il est important de rappeler que cette dernière a largement contribué et soutenu l’accueil et l’hébergement de jeunes mineurs non accompagnés étrangers. D’ailleurs, avec la création du dispositif « classe de bienvenue » crée en 2015 par le gouvernement allemand, ces jeunes mineurs non accompagnés bénéficie pleinement des dispositifs artistiques de l’association AWO. Enfin, afin d’affiner sa position sur la scène nationale l’association s’est engagée et continue d’œuvrer en matière de politique sociale en intervenant auprès des élus des différents partis politiques allemands.

Pour conclure cette matinée riche en enseignements, notre route va croiser l’espace d’un instant le système éducatif spécialisé. La GESELLSCHAFT FÜR SPORT UND JUQEN SOYALARHEIT (G.S.J.) est une association publique qui gère plusieurs écoles spécialisées. Elle compte 350 élèves. Il est important de noter que chaque école a ses propres spécificités. Par exemple, l’école visitée centre ses interventions autour du sport. On y trouve tout de même des matières principales comme l’allemand, les mathématiques ou les sciences physiques. Afin d’être au plus proche d’un accompagnement de qualité, l’association compte dans ses rangs la présence d’une équipe soutenant le programme d’insertion professionnelle et sportive. Celle-ci, a pour mission de conseiller les élèves dans leurs orientations professionnelles. Cependant, lors de cet échange, nous avons pu apprendre que ces dernières années, l’association faisait face à un nombre important de décrochage scolaire pouvant avoir pour conséquence des conduites à risques voire de délinquance. Face à une telle problématique, le travail en étroite collaboration avec les familles semble être le remède efficace à ces « maux » (approche systémique).

Tout en remerciant chaleureusement les professionnels qui nous ont accueillis, nous ressentons un sentiment auquel nul ne peut résister à cet instant précis : l’heure du repas a sonné !!! Cela tombe bien ! Les rues de Berlin regorgent de restaurants présentant des spécialités culinaires du monde entier !

L’après-midi nous allons à la rencontre d’une nouvelle association intervenant sur la question des addictions et des conduites à risques chez les jeunes. C’est un centre d’accueil apportant une écoute et des soins à des personnes vulnérables aux addictions (alcool, drogue, jeux…). Le centre d’accueil se veut un lieu chaleureux ayant pour but une prise en charge thérapeutique bienveillante qui puisse répondre aux besoins de la personne. Dans ce sens, l’association est amenée à proposer des rendez-vous individuels ainsi que des thérapies familiales.

La suite de notre parcours va nous mener au travers d’une thématique qui ne cesse de soulever quelques interrogations : la délinquance. Pour échanger sur ce sujet, nous rencontrons Francisca, médiatrice et sociologue, et Myriam, travailleuse sociale. Après une brève présentation de leur structure ainsi que son mode de fonctionnement. Les deux professionnelles nous présentent leurs projets respectifs. Existant depuis 1994, Francisca travaille au sein du projet « CLEARING ». Ce dispositif, né à la suite de conflits entre les jeunes et la police, a pour but d’organiser le travail au cœur de la justice, de la police et des jeunes en organisant des journées sur des thématiques prédéfinies. Le projet de Myriam vient en complément de ce dispositif. Cette dernière, intervenant directement au cœur du commissariat de police a pour mission principale d’accompagner les jeunes âgés de 14 à 21 ans, coupable de délis, dans une démarche réparatrice de ses actes d’incivilités. Si lors de cet échange nous nous sommes interrogés sur le paradoxe de la place d’un travailleur social au sein d’un commissariat de police, nous avons êtes forcés de constater que selon les dires des deux professionnels la mise en place de ce dispositif a nettement fait reculer la délinquance.

Notre dernier voyage dans ce parcours professionnel nous amène aux frontières de la psychiatrie. Pour cette visite, nous avons le plaisir de découvrir le centre de formation des étudiants allemand. Nous avons pu remarquer l’importance qu’accordaient les équipes pédopsychiatriques quant à la participation des parents dans le suivi de leur enfant. En effet, la thérapie familiale occupe une place majeure dans le processus.

C’est ainsi que s’achève la journée des différents groupes…

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Mercredi 17 mai 2017

Après un petit déjeuner ensoleillé, les français, les hongrois et leurs guides allemands se sont dirigés vers le campus de l’EHB. Pour cela il a fallu de longs trajets parcourus en bus et en train. La bonne humeur et le soleil berlinois ont rendu cela plus agréable. Sur place, après une petite collation, nous avons été accueillis par le recteur de l’école.

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S’en est suivi un sympathique jeu d’animation linguistique basé sur l’esprit de coopération et de groupe et la restitution des diverses structures visitées la veille. Chacun a pu constater les différences ou les similitudes dans le travail social.

Une responsable de l’EHB nous a fait visiter le campus, tout en nous racontant l’histoire de l’école. Elle a évoqué l’origine protestante autant de l’école que du travail social. D’ailleurs cette empreinte se matérialise par la présence encore aujourd’hui, d’une église en son sein et d’une croix située à proximité de la forêt. Une fois la visite terminée nous sommes allés déjeuner dans le self quelque peu cosy de l’EHB. L’après repas fut un temps libre où chacun a pu vaquer à ses occupations dont notamment la découverte de différents sports sur le campus. Certains se sont même entrainés au « BUBBLE »…

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Mais ce fut aussi un temps pour préparer les plats pour la soirée des spécialités culinaires des trois pays respectifs Allemagne, France, Hongrie. Cette soirée s’est déroulée dans un centre communautaire situé dans une rue de la partie alternative et engagée berlinoise « Rigearstrasse ». Ce fut un nouveau moment d’échanges et de partages entre les étudiants et les formateurs autour de délicieux mets. Grâce à la participation de chacun le lieu a été rapidement rangé ce qui a permis à certains d’aller se coucher et à d’autres de profiter pleinement du « Berlin by night ».

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Jeudi 18 mai 2017

 

Encore une belle journée ensoleillée sur Berlin qui commence par une intervention sur le site K9 sur la thématique « pauvreté et le droit des jeunes » avec la participation de Mme Lepperhoff.

Nous avons d’abord débuté par une animation linguistique avec Martin. Cette dernière consistait à écrire des mots en allemand et en hongrois le plus rapidement possible. Nous avions pour cela formé trois groupes. Une animation très enrichissante composée de rire et d’échanges dans nos langues respectives. La finalité étant d’apprendre un certain nombre de mots.

Après ce bon moment de détente, nous sommes passés sur un sujet beaucoup plus sérieux … La pauvreté des jeunes.

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En Allemagne on considère la limite de la pauvreté à 60% du revenu moyen qui est d’environ 1722 euros net par mois. Cependant il s’agit d’un travail de minimum 40h par semaine.

Depuis 2005, le pourcentage de la population en zone à risque est de 15%. Ce chiffre reste relativement stable. L’intervenante nous explique que la pauvreté n’étant pas qu’une question d’argent mais multifactoriel, elle peut aussi venir du manque de « Quality Time » entre parents et enfants (concept bénéfique ou les parents passent beaucoup de temps auprès de leurs enfants, soit pour une activité soit pour manger une glace en sortant de l’école), du manque de culture, d’environnement social et du contexte migratoire.

A Berlin il a été constaté, après étude sur le terrain qu’il y a 35% des familles en situation de pauvreté ayant des enfants entre 5 à 15 ans. Résultats de 2017.

Les facteurs qui protègent l’enfant sont : la famille, l’environnement extérieur, les connaissances individuelles ainsi que les infrastructures telles que maison de jeunes qui sont un pilier bénéfique pour le développement de l’enfant.

Malgré les résultats bénéfiques de ce système, on retrouve un clivage entre les différentes classes sociales.

Il y a des classes de bienvenue pour les migrants, ce concept est mis en place depuis 2015.

On constate que la politique sociale française est différente de la politique allemande.

Cette intervention se terminera sous la forme d’échange entre les divers étudiants. Tandis que certains continueront à débattre et échanger sur la thématique présentée, d’autres proposeront une autre thématique qui mettra tout le monde d’accord. … il est l’heure de manger !!!

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Après cette activité enrichissante, nous regagnons les rues de Berlin. Notre nouvelle aventure en transports communs va nous mener tout droit à un endroit que nous connaissons très bien : EHB, l’université.

Alors que notre dernière visite en cet endroit nous a permis de découvrir l’intérieur des locaux de l’établissement, cette fois-ci, notre séance se déroule à l’extérieur.

Pour cette intervention, nous sommes encadrés par Thomas et Helmut. Travailleurs sociaux de métier pour l’association Kick, ces derniers interviennent afin de nous présenter ce que l’on appelle ici en Allemagne, la pédagogie expérimentale.

Il est important de noter qu’avant de débuter cette activité, nous étions pour la plupart convaincu que cette intervention tournerait autour de la boxe, plus précisément le KICK-boxing.

Mais cependant, quand Thomas nous a présenté le premier jeu à thème, nous avons rapidement compris que les gants de boxe seraient laissés au gymnase…

En effet, l’activité s’est déroulée autour de jeux thématiques que nous appelons en France jeux collectifs ou jeux de cohésion. Des jeux simples aux multiples variantes qui ont pour but de développer une relation éducative entre l’enfant et le professionnel et permettre l’épanouissement créatif du jeune.

Si nous devions garder un souvenir de cet échange, nous pensons qu’il serait celui de ces instants de complicité apparus au travers des différents étudiants présents pour ce moment. Un cocktail de chutes, de sourires voire des fous rires ont été les ingrédients pour cette après-midi parfaitement réussie.

Mais bien au-delà de tout cela, nous garderons à l’esprit cette solidarité tri-nationale qui fut mise à contribution au travers de cette activité. Un exemple parmi tant d’autres qui démontre pourquoi ce type d’échanges existent et doit perdurer.

 

À l’heure où nous écrivons ces lignes, les rires raisonnent encore dans nos têtes et dans nos cœurs…

Le deuxième groupe d’étudiant quant à lui est allé visiter l’association GANG WAY créée en 2014. Elle accueille les jeunes, du mardi au vendredi de 14h00 à 20h00. Nous avons été accueillis par «Ute » responsable du café associatif. C’est un lieu d’échanges, d’écoute et de partage. Ce lieu est très convivial, reposant et propose un service gratuit de connexion afin que les jeunes puissent accéder au monde.

 

Vendredi 19 mai

 

Dernière journée à Berlin…

 

Nous commençons la journée par le bilan de la semaine au local du K9.

Deux animations linguistiques nous sont proposées par Martin. Pour la première, nous avions chacun une lettre et devions former des mots en allemands, français et hongrois, afin d’apprendre quelques mots dans les autres langues.

Pour la deuxième animation nous avons chacun choisi un citron, que nous avons appris à reconnaître à travers ses particularités. Nous avons ensuite mélangé les citrons, et chacun devait ensuite retrouver son propre citron.

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Cet exercice nous a permis de nous interroger sur notre vision de l’individu en tant que tel, à travers ses particularités. Tous les citrons semblent identiques, mais lorsqu’on apprend à les connaître, on peut les distinguer. Échange en groupe sur un moment de notre vie personnelle ou professionnelle ou nous avons été confrontés à des discriminations liées à des représentations faussées par des préjugés.

Par groupe nationaux nous devions ensuite pointer des situations de précarité observées sur l’ensemble des trois échanges, Budapest, Toulouse et Berlin, ainsi que les solutions apportées.

Pour finir, nous nous sommes réunis en cercle et nous avons pris une allumette. Chacun son tour a allumé son allumette, et devait dire ce qu’il avait pensé de la semaine. L’émotion était au rendez-vous.

 

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Après-midi quartier libre, certains sont allés se reposer au bord d’un lac, d’autres sont allés visiter la ville et faire les derniers achats.

Le soir rendez-vous au restaurant Prater pour la soirée de clôture. Nous pouvons manger des spécialités Allemandes comme des patates à la crème fraîche, saucisse, bretzels… Tout en buvant de la bière !!!

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Après de chaleureuses accolades et des au revoir tout en sincérité.

Nous avons pu échanger nos adresses mails dans l’espoir de nous revoir et ainsi de garder ce lien d’amitié.

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CALAMEO

JOURNAL DE BORD DES ETUDIANTS ES19

(Franco-Allemand-Hongrois-19 au 25 mars Toulouse)

Dimanche 19 mars 2017.

Début de l’échange en France ! Tout le monde s’active  pour l’arrivée des Hongrois et des Allemands à Toulouse. Alors que nous préparons leur venue depuis un mois, les imprévus commencent dès l’accueil à l’aéroport. En effet, les transports aériens offrent une heure de retard au groupe Hongrois. Mais tout vient à point qui sait attendre et les accolades de retrouvailles peuvent enfin éclater dans tous les sens.

Fig 2. Bienvenue en OC

Fig 2. Bienvenue au pays d’Oc

Sur les visages, c’est un sourire fatigué par le voyage qui donne le ton pour la semaine à venir. C’est le moment de se rendre au Foyer Jeunes Travailleurs en transports en commun ; l’occasion de débuter les échanges.  Arrivés sur le lieu d’hébergement, nos hôtes pourront ainsi poser leurs affaires pour la semaine et boire le pot d’accueil que les étudiants  français ont minutieusement préparé.

Après l’arrivée des Allemands un peu plus tard, les formateurs d’ERASME ont pris la parole pour introduire l’échange, répondre aux interrogations et présenter succinctement la semaine que nous allons partager. Nous avons ensuite mangé tous ensemble avec les plats que les étudiants ont préparés pour l’occasion.

A la fin de la soirée, les hongrois et les allemands fatigués, certains sont allés s’installer dans les chambres, d’autres sont allés boire un verre avec les français, un premier temps convivial avant de tous aller se coucher pour bien commencer la semaine.

Fig 3. Le foyer des jeunes travailleurs de Toulouse

Fig 3. Le foyer des jeunes travailleurs de Toulouse

Lundi 20 mars 2017.

« Fais bon accueil aux étrangers, car toi aussi, tu seras un étranger. »

Roger Ikor, Les eaux mêlées

 

Étranger, nous l’avons été à Budapest et nous avons été reçus comme des rois. Nous le serons à Berlin et nous ne doutons pas un seul instant de l’accueil réservé par nos amis allemands. Nous avions donc à cœur de mettre nos visiteurs dans les meilleures dispositions possibles.

 

Après l’émotion des retrouvailles, et de la découverte pour d’autre lors de la soirée du dimanche soir nous nous sommes retrouvés le lundi matin au Centre de Recherche et de Formation aux Métiers du Social ERASME dans les locaux de l’hôpital Marchant afin de commencer les temps théoriques de la semaine. Au programme, une intervention d’une formatrice du CRFMS ERASME, Carine Saint Martin, qui est venu nous présenter le thème de la semaine à savoir « Accueillir des jeunes en situation de vulnérabilité : handicap psychique et déficience ». Elle nous a présenté aussi tout le milieu du handicap en France, les structures, les sigles, le champ des possibles.

 

Après cette matinée de théorie, nous nous sommes dirigés vers la zone universitaire de l’Arsenal afin de partager un repas au sein du restaurant universitaire. Ce fut chose faîte, tout le monde était ravi du lieu, un peu moins de la nourriture, il faudra s’en souvenir pour les années à venir.

 

Après avoir partagé ce repas, nous nous sommes dirigés vers le square Charles de Gaulle qui était le point de départ de notre visite de la ville.

 

« Qu’il est loin mon pays, qu’il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L’eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes
Ô mon païs, ô Toulouse… 
»
Claude Nougaro, Toulouse

 

Nous avons séparé la grandeur du groupe par trois sous-groupes effectuant un circuit différent et se rejoignant en un point final, la place du capitole. Les allemands et hongrois étaient très heureux de pouvoir admirer en prendre en photos l’architecture toulousaine : la cathédrale Saint Sernin, le capitole, les ponts neuf et saint pierre, les quais de la daurade, l’hôpital la Grave et autres chefs d’œuvre que nous, toulousains ne remarquons plus tant ils sont omniprésents et font partis de notre quotidien. En finissant la visite place du capitole, tous nous ont remerciés, tous ont apprécié la beauté de la ville mais tous étaient aussi fatigués par cette longue visite culturelle.

 

« Dans ma cité, C’est épicé
Et moi j’aime ça,

Je butine, Mes racines, Sont latines
Et de bien au-delà
J’ai dans l’idée, Qu’on peut aimer, Et la violette et l’odeur du Tajine au naseau
Même l’espoir, Qu’on peut avoir, L’accent du canal sans porter les même drapeaux 
».

 

ZEBDA, Toulouse

 

Nous nous sommes séparés le temps que les allemands et hongrois rentrent se préparer pour notre dernière échéance de la journée à savoir nous retrouver autour d’un repas au restaurant africain le Mayombe dans le quartier Saint Cyprien à Toulouse. Ce restaurant permet outre la qualité du repas proposé, de montrer que la ville de Toulouse est depuis longtemps une terre où se côtoient différentes cultures.

 

Fig 4. L'Eglise Saint Sernin de Toulouse

Fig 4. L’Eglise Saint Sernin de Toulouse

Mardi 21 mars 2017.

La journée du 21 mars été consacrée à la visite de différentes structures. Le matin nous sommes partis par groupe de dix étudiants et formateurs Allemands et Hongrois ainsi que les traducteurs respectifs pour visiter la Clinique Chaurand ou l’IEM Pierre Froment.

A la Clinique Chaurand, nous avons été reçus par le chef de service dans son bureau. Il a rappelé l’histoire et le contexte de création de cette clinique au sein du Centre Hospitalier Gérard Marchant, les spécificités du public accueilli et les liens avec les structures extérieures. Nous avons par la suite visité les différents espaces de la Clinique, des ateliers aux chambres, en passant par les salles de classe.

A midi, nous avons déjeuné en ville avec nos groupes respectifs. L’après-midi nous avons ensuite formé trois groupes pour visiter les autres structures : l’IJA (Institut de Jeunes Aveugles), ITEP (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique) Grande Allée, IMPro (Institut Médico Professionnel) Lamarck

A l’institut l’IEM Pierre Froment (institut d’éducation motrice), nous avons été reçu par le directeur qui nous a présenté  l’A.S.E.I sur le territoire Occitanie. Nous avons ensuite visité le centre (salle Snoezellen, salle de théâtre, internat, salle de rééducation, salle d’art plastique).

A l’IJA, nous avons été chaleureusement accueillis par un groupe de jeunes qui nous ont amené à leur salle commune où les travailleurs sociaux nous attendaient. Nous avons été invités à partager le café et des gâteaux, puis chacun s’est présenté et nous avons écouté les jeunes ainsi que leurs éducateurs/trices nous parler de la structure, son fonctionnement et leurs quotidien. Ensuite, ils nous ont fait visiter tous les locaux (les différentes salles d’éveil, de rééducation, de motricité, d’art plastique, le mur d’escalade, le secrétariat, la crèche de quartier).

Fig 5. A l'institut des Jeunes Aveugles

Fig 5. A l’institut des Jeunes Aveugles

Un autre groupe a visité l’IMPro. La visite était particulièrement axée sur le fonctionnement administratif et financier. La visite s’est poursuivie par la projection d’un projet vidéo réalisé par les jeunes accueillis. Les professionnels de la structure se sont présentés, ce qui a donné lieu à de nombreux échanges.

Enfin, un troisième groupe s’est rendu à l’ITEP La Grande Allée où nous avons été accueillis par M. Ginestet, directeur de l’établissement. La visite prenait la forme d’un échange de questions-réponses autour d’une table sur le fonctionnement spécifique de l’ITEP et du public accueilli et des troubles du comportement. La rencontre s’est terminée par une  brève visite des locaux et l’échange avec quelques éducateurs et les jeunes présents à l’internat.

Nous nous sommes tous rassemblés afin de clôturer la journée des visites à la salle Duranti Osette par une animation linguistique animée par Kamil Hatimi puis par une restitution interactive globale de la journée. Un buffet était proposé par le groupe vie quotidienne.

La soirée étant libre, certains étudiants se sont rejoints par la suite pour continuer la soirée dans la joie et la convivialité !

 

Mercredi 22 mars 2017.

Ce matin à défaut de nuages, c’est avec le soleil que nous nous sommes levés. Les grands météorologues, oracles des temps modernes ont raté leurs prédictions. Espérons que les sondeurs chargés des présidentielles en fassent autant ! C’est plutôt une belle condition pour une journée qui se fera curieuse de ses défis. La route est dégagée, c’est à croire que les tracas toulousains ont pris la fuite. Nous arrivons à l’espace des diversités que nous investirons toute la journée.

 

Historiquement, ce lieu est apparu en 2012 à l’occasion de la journée mondiale de la justice sociale. Par la suite, cet établissement a vu passer en son sein de nombreuses causes. Entre autres : l’observatoire des discriminations, le conseil des résidents étrangers ou encore la commission extra-municipale égalité femmes-hommes. Il est à rappeler que cet endroit est un lieu de promotion de ce qui est « autre » et de lutte contre toutes formes de discrimination.

 

Le rassemblement est fixé à 9h. Une fois tous les protagonistes de cette journée présents, les animations linguistiques peuvent commencer. Afin de débuter dans la joie et la bonne humeur, une activité peu commune nous est proposée dans laquelle  nous incarnons tour à tour des grille-pains absurdes, des machines à laver insensées ou bien encore des avions suscitant la méfiance de ses passagers.

 

Une fois ce jeu terminé, l’activité suivante engage, sur de brefs écrits, notre honnêteté. En effet, Kamil nous propose 3 immenses feuilles thématisé comme suit : « Qu’est ce qui a bien marché ? » « Qu’est ce qui n’a pas bien marché ? » « Qu’elles idées pour améliorer la suite ? ». Tout le monde se prête au jeu avec plus ou moins d’aisance et de dérision. Les minutes passent, les idées peinent à surgir, il est temps de passer à autre chose…

Fig 6. Bilan intermédiaire

Fig 6. Bilan intermédiaire

Après différents échanges permettant de nourrir les connaissances et les savoirs de chacun, voici qu’arrive l’instant magique de la journée : Nous avons le plaisir d’accueillir le groupe musical « TRADLES » de l’établissement l’Estrade. L’histoire de ce projet est simple, il est le fruit d’un projet initialement mûri et réfléchi par une musicothérapeute ainsi qu’un éducateur spécialisé, puis porté par un groupe de jeunes.

Fig 7. Le logo du groupe Tradles

Fig 7. Le logo du groupe Tradles

Afin de pouvoir admirer l’œuvre musicale qui nous est proposée dans de bonnes conditions, nous sommes invités à prendre place dans un petit mais confortable amphithéâtre qui se prête bien au concert. Les premières notes s’élèvent, et atteignent notre émotion. Chacun est saisit par ce spectacle qui révèle une grande sincérité et authenticité.

 

Aussitôt la première chanson terminée que les applaudissements retentissent. Nous avons le droit à plusieurs reprises ainsi qu’à la création personnelle d’un jeune qui a choisi un style lyrique que nous apprécions tous : le SLAM. Son texte crie son envie de mordre la vie dans un contexte sociétal peu chaleureux…

 

Le concert prend fin et chacun s’active afin de rejoindre les festivités. Pour comprendre notre hâte, il est nécessaire de préciser que le repas a été réalisé par les soins de quelques camarades qui ont confectionné pas loin d’une trentaine de quiches et pizzas. Bravo les artistes !

 

Fig 8. Pizza et Quiches maisons au programme

Fig 8. Pizza et Quiches maisons au programme

Ce temps de repas aux allures d’instants de partage et de simplicité cache en effet, la possibilité pour un grand nombre d’entre-nous de pouvoir échanger avec les artistes du groupe ainsi que les professionnels qui les accompagnent sur les difficultés rencontrées lors de la conception de ce projet. Mais bien au-delà, de tout cela, il permet aussi de contempler les moments de solidarité, de complicité et de plaisir qui se dégagent de chacun d’entre nous. Peut-être l’un des moments les plus touchant et marquant de cette semaine d’échange franco-allemand-hongrois et bien au-delà, de notre début de parcours de formation.

 

Le reste de l’après-midi sera en grande partie dédié à l’intervention des différents professionnels qui présenteront l’établissement où ils évoluent (Centre l’ESTRADE-CIVAL de l’ASEI, Ramonville Saint-Agnès) ainsi que l’importance de ce type de projet au sein de ces établissements. D’ailleurs, durant cet échange, notre formatrice soulèvera plus tard l’intérêt de ce type de projet qui, pour elle, doit s’établir sur le long terme et qui aura pour vocation une ouverture sur l’extérieur, rompant de fait avec un quotidien intramuros pouvant s’avérer pesant.

 

Une fois cette journée terminée, les étudiants et formateurs regagnent leurs lieux respectifs les pieds bien ancrés au sol et surtout la tête dans les étoiles après cette journée riche en enseignements professionnels et personnels…

 

 

Jeudi 23 mars 2017

 

La journée a débuté le matin à 9h à l’école Erasme, sur le site de l’Hôpital Marchant, autour d‘une collation préparée par les étudiants français.

La première partie de la matinée a été consacrée à plusieurs animations linguistiques.   Un premier jeu de gymnastique consistait à se toucher successivement plusieurs parties du corps. Ensuite, un jeu de mime en équipe devait faire deviner une image au reste du groupe.

Puis vers 10h nous avons accueilli deux intervenants en médiation animale. Céline Barrier, chercheuse à l’Université Toulouse Jean-Jaurès et stagiaire à Erasme, étudie et pratique la canithérapie. Johann Marmus, étudiant moniteur-éducateur de seconde année à Erasme, exerce et utilise l’équithérapie. Ces deux personnes nous ont présenté ce type de médiation et nous ont expliqué l’intérêt de la présence des animaux dans l’accompagnement social de personnes en difficultés.

Fig 9. Séance d'animation linguistique avec Kamil HATIMI

Fig 9. Séance d’animation linguistique avec Kamil HATIMI

A midi, l’ensemble du groupe, étudiant et formateur, allemand, hongrois et français, s’est dirigé vers le restaurant de l’Hôpital Marchant. Nous y avons partagé un repas et un moment plein de convivialité.

Les activités de l’après-midi ont repris à 14h avec une animation linguistique. Le principe du jeu était une course de vitesse entre deux chaînes humaines qui devaient se transmettre un signal par un contact avec les mains. Le courant est passé entre les étudiants !

Puis vers 15h, nous avons accueilli Bernard Labroue, Directeur de la Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) de l’association Erasme. Il nous a présenté l’établissement, le public et ses problématiques sociales. Il nous a parlé en particulier des projets culturels de la structure, la « Residence Dartiste » et « La Benevolante ». Il s’agit d’outils de médiation culturelle, qui permettent aux jeunes accueillis d’avoir un accès au milieu artistique et de s’impliquer dans différentes actions extérieures (expositions, festivals..). L’intervention a été ponctuée de nombreuses questions de la part des étudiants et des formateurs.

A 16h, nous nous sommes quittés provisoirement quelques heures. La fin de l’après-midi a été dédiée à la préparation de la soirée : le repas des spécialités. Chacun s’est donc consacré, en petits groupes, aux courses et à l’élaboration des différents plats.

La soirée des spécialités a eu lieu chez Samy Soussi, étudiant éducateur spécialisé français, qui a eu la gentillesse de nous accueillir dans sa maison. Nous avons fait un excellent et pantagruélique voyage culinaire entre la Hongrie, l’Allemagne et la France. Après le repas, certains ont dansé, d’autres ont discuté autour d’un verre. Ce moment festif a été très chaleureux et a permis de renforcer le lien entre tous les participants de cette semaine d’échange. Il s’est prolongé jusqu’au bout de la nuit…

 

Figure 10.Spécialités hongroises pour becs sucrés

Figure 10.Spécialités hongroises pour becs sucrés

Fig 11. Temps de convivialité avec les formateurs

Fig 11. Temps de convivialité avec les formateurs

Vendredi 24 mars 2017.

Après un réveil en douceur à 9h, nous allons, les étudiants allemands et hongrois, à l’espace des diversités, où nous attends un programme riche en émotions.

Nous sommes tous en cercle pour faire le bilan de la semaine. D’abord individuel où chacun exprimera son ressenti, nous nous organisons ensuite en groupe.

La présentation Hongroise faite par les étudiants du J.W Collège sera la première de la matinée. Encore une fois, on retiendra l’écart colossal entre le système social, et plus largement, la politique nationale, hongroise et française.

Les étudiants allemands pointeront les petites différences entre le système français et allemand.

Et enfin de notre côté, nous soulignerons le plaisir d’avoir accueilli tous ces étudiants durant cette semaine très riche culturellement.

La journée se poursuit avec un temps libre pour le repas et l’après-midi. Des petits groupes se constituent pour profiter une dernière fois de la vie toulousaine, avant de se rejoindre le soir chez Julien où une soirée d’au revoir est organisée.

La France c’est un savoir culinaire, aussi c’est chez Julien que nous avons partagé l’incontournable soupe à l’oignon dont je vais vous dévoiler le secret….

Pour une cinquantaine de personnes il faut du temps, de l’envie, mais surtout cinq kilogrammes d’oignons que j’ai coupé finement et que j’ai fait revenir dans de l’huile d’olive jusqu’à ce que les oignons brunissent. J’ai ensuite déglacé au vin blanc, une demi bouteille, et saupoudré de farine, et ce, jusqu’à ce que le vin s’évapore. J’ai mis presque trente litres d’eau, poivré et salé, et j’ai laissé cuire au moins trois heures pour obtenir une merveilleuse soupe que nous avons mangée accompagné de gruyère râpé. Ce fût un moment très agréable accompagné de musique, de rire et surtout d’amitié avant le retour vers les pays respectifs de nos invités dès le lendemain matin.(Ingrid)

 

 

Fig 13. En cuisine

Fig 13. En cuisine

 

Fig 14. Mutualisation des compétences

Fig 14. Mutualisation des compétences

[hon] Franciaország is kulináris tudás, mivel ez a Julien osztoztunk az elkerülhetetlen hagymaleves, vagy én leplet a titkot. . . . .

Ötven ember ez időt vesz igénybe az irigység, hanem a fenti öt kilogramm hagymát apróra vágtam, és tettem vissza az olívaolaj, amíg a hagyma megbarnul. Aztán deglaze fehérbor, fél üveg és a liszt sauproudré, amíg a bor elpárolog. Majdnem három liter víz, só, bors, és hagyja, hogy főzni, legalább három órán keresztül egy csodálatos levest ettünk együtt reszelt sajttal. Ez egy nagyon kellemes időben zene, nevetés, és mindenekelőtt a barátság. Ingrid.

 

[All] Frankreich ist auch ein kulinarisches Wissen, wie es bei Julien ist teilten wir die unvermeidliche Zwiebelsuppe oder ich werde das Geheimnis enthüllen. . . . .

Für fünfzig Menschen braucht es Zeit, Neid aber über fünf Kilogramm Zwiebeln fein schneiden ich, und ich habe in der Olivenöl zurück, bis die Zwiebeln braun verfärben. Ich ablöschen dann mit Weißwein, eine halbe Flasche und Mehl sauproudré, bis der Wein verdunstet. Es dauerte fast drei Liter Wasser, Salz und Pfeffer, und ich lasse mindestens drei Stunden für eine wunderbare Suppe kocht wir zusammen geriebenen Käse aßen. Es war eine sehr angenehme Zeit mit

fin blog toulouse 2017

Découvrez l’article sur le dispositif OASIS HANDICAP – proposé par ERASME, dans les ASH du mois d’avril
article ash

LIRE L’ARTICLE : Article ASH – avril 2017

Mercredi 7 octobre 

11h, l’heure de notre arrivée au lieu de vie pour les personnes atteintes de trouble psychique ainsi que des problèmes d’addiction.

Nous avons pu découvrir le contexte dans lequel ces personnes évoluent et l’accompagnement dont elles bénéficient.

Nous avons découvert une structure atypique, et très enrichissante.

L’après midi nous avons visité une structure unique à Berlin et à l’Allemagne, qui est « un café intégral », un lieu de rencontre permettant à Tous de pouvoir échanger avec d’autres personnes, à travers de nombreuses et diverses activités.

 

Jeudi 6 octobre

À ce jour nous avons divisé le groupe Franco-Allemand en deux petits groupes.

Il était donc programmé pour la mâtinée la visite d’un ESAT lors de laquelle nous avons pu découvrir, comparer les différences et similitudes avec les ESAT que nous connaissions en France. Nous avons également partagé des moments de convivialité, notamment à travers la participation a un atelier musique animé par Elisabeth formatrice de la promotion Allemande, et animatrice d’atelier musique dans plusieurs structures. Nous avons pu, échanger avec les usagers, découvrir et acheter leurs œuvres poterie, bougies, textile). Par la suite, nous sommes allés à la découverte d’une autre structure « la soupe populaire » à laquelle nous avons été convié à partager un repas avec les usagers et ainsi s’imprégner du projet de cette structure et les différentes actions misent en place.

Le groupe ayant visité « die Pank Schule » a pu découvrir la façon dont se mobilise le système social allemand pour accompagner les enfants présentants une déficience mentale. Nous avons pu faire des liens avec nos expériences respectives, et ainsi comparer nos IME français aux écoles spécialisées allemande.

 

En début d’après midi, nous somme rentré à l’auberge, nous avons pu échanger autour de nos visites respectives.

 

Puis, nous avons conclu la journée en participant à une activité linguistique.

 

en partenariat avec OFAJ

Le 03 octobre l’Allemagne célèbre le “jour de l’unité allemande” marquant le 26ème anniversaire de sa réunification par le traité d’unification (Einigungsvertrag) .

La chute du mur de Berlin marquait la fin de la Guerre froide et ouvrait la voie à la réunification allemande à peine un an plus tôt.

Des manifestations se tiennent autour notamment la place de brandebourg.

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Créé en 2005 le festival des lumières de Berlin connait une réputation mondiale, cette 12è année illumine de mille feux la ville de Berlin pendant 10 jours, (du 7 au 16 octobre) des scénographies mêlant lumière, vidéo et musique en projection sur la porte de Brandebourg, la cathédrale, la tour de télévision, le long de la Spree, l’Oberbaumbrücke….

Lundi 3 Octobre
Nous avons commencé la journée avec l’animation linguistique de Daniel. Munies de post-it, par binôme franco allemand nous avons écrit, dans les deux langues, les noms des objets qui nous tombaient sous la main.
Très pratique pour la mémoire.
Puis, nos collègues allemands nous ont présenté leurs formations ( Erzieher et Heilerziehungspflege) pour que nous puissions distinguer les différences avec nos apprentissages. Moment riche d’enseignement.
Le repas a été pris en commun à l’auberge puis nous avons fait différents groupes pour partir à la fête de la réunification. C’est à la porte de Brandenburg que nous nous retrouvons pour prendre part aux festivités. Bain de foule assuré!!!

Mardi 5 Octobre
Nous partons tous ensemble pour visiter l’école de Pankov.

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Nous sommes reçus comme d’habitude avec chaleur, café, thé et petits gâteaux. Nous nous divisons en petits groupes pour participer aux cours proposés ce matin là.
Nous avons le choix entre un atelier jeux, théâtre ou langue des signes Chacun revient enrichi et rempli d’envie d’en connaître plus.
Nous poursuivons par une intervention de la sous directrice qui nous présente les différentes formations proposées à l’école de Pankov.
Pendant ce temps nos collègues Allemands préparent un déjeuner typique à base de pomme de terre, d’une sauce au fromage blanc/concombre et autres condiments.
L’aprés-midi a été consacré à la présentation du système social, puis une visite détaillée de l’école et des différents ateliers.

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La soirée s’est passée à l’auberge pour certains et d’autres sont partie en ville.

Découverte d’une habitation coopérative…

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en partenariat avec OFAJ

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Berlin Schönefeld sur les coups de 19h30.

Nous avons été accueillis par 4 étudiants allemands et une de leur formatrice : ils avaient prévu deux véhicules pour nos bagages et nous avons rejoint l’auberge de jeunesse dans laquelle nous logeons avec le S-Bahn, le RER ici. Une fois devant l’auberge, nous avons découvert une charmante ancienne fabrique qui abrite un jardin/musée pour enfant, un bar et le dernier étage nous est privatisé, dans le quartier de Prinzeollee. Nous avons eu droit à un accueil chaleureux de la part de nos amis allemands, avec un délicieux repas végétarien. Après cela, certains sont allés regagner leur lit, pendant que d’autres ont fêté les retrouvailles.

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Photo en direct de l’avion             Photos de l’auberge

 

Le lendemain, nous sommes partis visiter les quartiers de Prenzlauer Berg et Mitte après une animation linguistique pendant laquelle Daniel nous a appris quelques mots autour de la ville. Dans le quartier de Mitte, nous avons été aux puces, et à Prenzlauer Berg nous avons suivi le chemin du mur. C’était une journée très agréable, le beau temps était avec nous, mais aussi émouvante devant les restes du mur de Berlin qui a séparé la ville et les Berlinois auparavant.

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Aux alentours du quartier des affaires              Bureaux d’Angela Merkel

 

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  Ecole de Pankow                                                     Les étudiants dans le métro

 

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Panorama de la mégapole berlinoise              plat typique de l’allemagne de l’est avant la chute du mur

 

Demain, nous participerons aux festivités de la Réunification, qui célèbre le chute du mur de Berlin, le 3 octobre 1989: Et l’anniversaire de Nadine aussi!

Eva et la promo ME17 Montauban im Berlin :)

 

en partenariat avec OFAJ

Du 1er au 8 octobre, la promo des Moniteurs Educateurs (2eme année) de Montauban vont rencontrer les étudiants allemands de l’école de PANKOW.

Au programme : animations linguistiques, soirées des spécialités, exercices interculturels, découverte de l’école de Pankow et des cours, présentation du systeme social, visites d’établissements et découverte de la ville.

 

En partenariat avec OFAJ

 

L’Institut des Jeunes Aveugles fêtes ses 150 ans de la semaine du 20 au 24 juin 2016 !

Pour plus d’informations …

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