CALAMEO

JOURNAL DE BORD DES ETUDIANTS ES19

(Franco-Allemand-Hongrois-19 au 25 mars Toulouse)

Dimanche 19 mars 2017.

Début de l’échange en France ! Tout le monde s’active  pour l’arrivée des Hongrois et des Allemands à Toulouse. Alors que nous préparons leur venue depuis un mois, les imprévus commencent dès l’accueil à l’aéroport. En effet, les transports aériens offrent une heure de retard au groupe Hongrois. Mais tout vient à point qui sait attendre et les accolades de retrouvailles peuvent enfin éclater dans tous les sens.

Fig 2. Bienvenue en OC

Fig 2. Bienvenue au pays d’Oc

Sur les visages, c’est un sourire fatigué par le voyage qui donne le ton pour la semaine à venir. C’est le moment de se rendre au Foyer Jeunes Travailleurs en transports en commun ; l’occasion de débuter les échanges.  Arrivés sur le lieu d’hébergement, nos hôtes pourront ainsi poser leurs affaires pour la semaine et boire le pot d’accueil que les étudiants  français ont minutieusement préparé.

Après l’arrivée des Allemands un peu plus tard, les formateurs d’ERASME ont pris la parole pour introduire l’échange, répondre aux interrogations et présenter succinctement la semaine que nous allons partager. Nous avons ensuite mangé tous ensemble avec les plats que les étudiants ont préparés pour l’occasion.

A la fin de la soirée, les hongrois et les allemands fatigués, certains sont allés s’installer dans les chambres, d’autres sont allés boire un verre avec les français, un premier temps convivial avant de tous aller se coucher pour bien commencer la semaine.

Fig 3. Le foyer des jeunes travailleurs de Toulouse

Fig 3. Le foyer des jeunes travailleurs de Toulouse

Lundi 20 mars 2017.

« Fais bon accueil aux étrangers, car toi aussi, tu seras un étranger. »

Roger Ikor, Les eaux mêlées

 

Étranger, nous l’avons été à Budapest et nous avons été reçus comme des rois. Nous le serons à Berlin et nous ne doutons pas un seul instant de l’accueil réservé par nos amis allemands. Nous avions donc à cœur de mettre nos visiteurs dans les meilleures dispositions possibles.

 

Après l’émotion des retrouvailles, et de la découverte pour d’autre lors de la soirée du dimanche soir nous nous sommes retrouvés le lundi matin au Centre de Recherche et de Formation aux Métiers du Social ERASME dans les locaux de l’hôpital Marchant afin de commencer les temps théoriques de la semaine. Au programme, une intervention d’une formatrice du CRFMS ERASME, Carine Saint Martin, qui est venu nous présenter le thème de la semaine à savoir « Accueillir des jeunes en situation de vulnérabilité : handicap psychique et déficience ». Elle nous a présenté aussi tout le milieu du handicap en France, les structures, les sigles, le champ des possibles.

 

Après cette matinée de théorie, nous nous sommes dirigés vers la zone universitaire de l’Arsenal afin de partager un repas au sein du restaurant universitaire. Ce fut chose faîte, tout le monde était ravi du lieu, un peu moins de la nourriture, il faudra s’en souvenir pour les années à venir.

 

Après avoir partagé ce repas, nous nous sommes dirigés vers le square Charles de Gaulle qui était le point de départ de notre visite de la ville.

 

« Qu’il est loin mon pays, qu’il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L’eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes
Ô mon païs, ô Toulouse… 
»
Claude Nougaro, Toulouse

 

Nous avons séparé la grandeur du groupe par trois sous-groupes effectuant un circuit différent et se rejoignant en un point final, la place du capitole. Les allemands et hongrois étaient très heureux de pouvoir admirer en prendre en photos l’architecture toulousaine : la cathédrale Saint Sernin, le capitole, les ponts neuf et saint pierre, les quais de la daurade, l’hôpital la Grave et autres chefs d’œuvre que nous, toulousains ne remarquons plus tant ils sont omniprésents et font partis de notre quotidien. En finissant la visite place du capitole, tous nous ont remerciés, tous ont apprécié la beauté de la ville mais tous étaient aussi fatigués par cette longue visite culturelle.

 

« Dans ma cité, C’est épicé
Et moi j’aime ça,

Je butine, Mes racines, Sont latines
Et de bien au-delà
J’ai dans l’idée, Qu’on peut aimer, Et la violette et l’odeur du Tajine au naseau
Même l’espoir, Qu’on peut avoir, L’accent du canal sans porter les même drapeaux 
».

 

ZEBDA, Toulouse

 

Nous nous sommes séparés le temps que les allemands et hongrois rentrent se préparer pour notre dernière échéance de la journée à savoir nous retrouver autour d’un repas au restaurant africain le Mayombe dans le quartier Saint Cyprien à Toulouse. Ce restaurant permet outre la qualité du repas proposé, de montrer que la ville de Toulouse est depuis longtemps une terre où se côtoient différentes cultures.

 

Fig 4. L'Eglise Saint Sernin de Toulouse

Fig 4. L’Eglise Saint Sernin de Toulouse

Mardi 21 mars 2017.

La journée du 21 mars été consacrée à la visite de différentes structures. Le matin nous sommes partis par groupe de dix étudiants et formateurs Allemands et Hongrois ainsi que les traducteurs respectifs pour visiter la Clinique Chaurand ou l’IEM Pierre Froment.

A la Clinique Chaurand, nous avons été reçus par le chef de service dans son bureau. Il a rappelé l’histoire et le contexte de création de cette clinique au sein du Centre Hospitalier Gérard Marchant, les spécificités du public accueilli et les liens avec les structures extérieures. Nous avons par la suite visité les différents espaces de la Clinique, des ateliers aux chambres, en passant par les salles de classe.

A midi, nous avons déjeuné en ville avec nos groupes respectifs. L’après-midi nous avons ensuite formé trois groupes pour visiter les autres structures : l’IJA (Institut de Jeunes Aveugles), ITEP (Institut Thérapeutique, Educatif et Pédagogique) Grande Allée, IMPro (Institut Médico Professionnel) Lamarck

A l’institut l’IEM Pierre Froment (institut d’éducation motrice), nous avons été reçu par le directeur qui nous a présenté  l’A.S.E.I sur le territoire Occitanie. Nous avons ensuite visité le centre (salle Snoezellen, salle de théâtre, internat, salle de rééducation, salle d’art plastique).

A l’IJA, nous avons été chaleureusement accueillis par un groupe de jeunes qui nous ont amené à leur salle commune où les travailleurs sociaux nous attendaient. Nous avons été invités à partager le café et des gâteaux, puis chacun s’est présenté et nous avons écouté les jeunes ainsi que leurs éducateurs/trices nous parler de la structure, son fonctionnement et leurs quotidien. Ensuite, ils nous ont fait visiter tous les locaux (les différentes salles d’éveil, de rééducation, de motricité, d’art plastique, le mur d’escalade, le secrétariat, la crèche de quartier).

Fig 5. A l'institut des Jeunes Aveugles

Fig 5. A l’institut des Jeunes Aveugles

Un autre groupe a visité l’IMPro. La visite était particulièrement axée sur le fonctionnement administratif et financier. La visite s’est poursuivie par la projection d’un projet vidéo réalisé par les jeunes accueillis. Les professionnels de la structure se sont présentés, ce qui a donné lieu à de nombreux échanges.

Enfin, un troisième groupe s’est rendu à l’ITEP La Grande Allée où nous avons été accueillis par M. Ginestet, directeur de l’établissement. La visite prenait la forme d’un échange de questions-réponses autour d’une table sur le fonctionnement spécifique de l’ITEP et du public accueilli et des troubles du comportement. La rencontre s’est terminée par une  brève visite des locaux et l’échange avec quelques éducateurs et les jeunes présents à l’internat.

Nous nous sommes tous rassemblés afin de clôturer la journée des visites à la salle Duranti Osette par une animation linguistique animée par Kamil Hatimi puis par une restitution interactive globale de la journée. Un buffet était proposé par le groupe vie quotidienne.

La soirée étant libre, certains étudiants se sont rejoints par la suite pour continuer la soirée dans la joie et la convivialité !

 

Mercredi 22 mars 2017.

Ce matin à défaut de nuages, c’est avec le soleil que nous nous sommes levés. Les grands météorologues, oracles des temps modernes ont raté leurs prédictions. Espérons que les sondeurs chargés des présidentielles en fassent autant ! C’est plutôt une belle condition pour une journée qui se fera curieuse de ses défis. La route est dégagée, c’est à croire que les tracas toulousains ont pris la fuite. Nous arrivons à l’espace des diversités que nous investirons toute la journée.

 

Historiquement, ce lieu est apparu en 2012 à l’occasion de la journée mondiale de la justice sociale. Par la suite, cet établissement a vu passer en son sein de nombreuses causes. Entre autres : l’observatoire des discriminations, le conseil des résidents étrangers ou encore la commission extra-municipale égalité femmes-hommes. Il est à rappeler que cet endroit est un lieu de promotion de ce qui est « autre » et de lutte contre toutes formes de discrimination.

 

Le rassemblement est fixé à 9h. Une fois tous les protagonistes de cette journée présents, les animations linguistiques peuvent commencer. Afin de débuter dans la joie et la bonne humeur, une activité peu commune nous est proposée dans laquelle  nous incarnons tour à tour des grille-pains absurdes, des machines à laver insensées ou bien encore des avions suscitant la méfiance de ses passagers.

 

Une fois ce jeu terminé, l’activité suivante engage, sur de brefs écrits, notre honnêteté. En effet, Kamil nous propose 3 immenses feuilles thématisé comme suit : « Qu’est ce qui a bien marché ? » « Qu’est ce qui n’a pas bien marché ? » « Qu’elles idées pour améliorer la suite ? ». Tout le monde se prête au jeu avec plus ou moins d’aisance et de dérision. Les minutes passent, les idées peinent à surgir, il est temps de passer à autre chose…

Fig 6. Bilan intermédiaire

Fig 6. Bilan intermédiaire

Après différents échanges permettant de nourrir les connaissances et les savoirs de chacun, voici qu’arrive l’instant magique de la journée : Nous avons le plaisir d’accueillir le groupe musical « TRADLES » de l’établissement l’Estrade. L’histoire de ce projet est simple, il est le fruit d’un projet initialement mûri et réfléchi par une musicothérapeute ainsi qu’un éducateur spécialisé, puis porté par un groupe de jeunes.

Fig 7. Le logo du groupe Tradles

Fig 7. Le logo du groupe Tradles

Afin de pouvoir admirer l’œuvre musicale qui nous est proposée dans de bonnes conditions, nous sommes invités à prendre place dans un petit mais confortable amphithéâtre qui se prête bien au concert. Les premières notes s’élèvent, et atteignent notre émotion. Chacun est saisit par ce spectacle qui révèle une grande sincérité et authenticité.

 

Aussitôt la première chanson terminée que les applaudissements retentissent. Nous avons le droit à plusieurs reprises ainsi qu’à la création personnelle d’un jeune qui a choisi un style lyrique que nous apprécions tous : le SLAM. Son texte crie son envie de mordre la vie dans un contexte sociétal peu chaleureux…

 

Le concert prend fin et chacun s’active afin de rejoindre les festivités. Pour comprendre notre hâte, il est nécessaire de préciser que le repas a été réalisé par les soins de quelques camarades qui ont confectionné pas loin d’une trentaine de quiches et pizzas. Bravo les artistes !

 

Fig 8. Pizza et Quiches maisons au programme

Fig 8. Pizza et Quiches maisons au programme

Ce temps de repas aux allures d’instants de partage et de simplicité cache en effet, la possibilité pour un grand nombre d’entre-nous de pouvoir échanger avec les artistes du groupe ainsi que les professionnels qui les accompagnent sur les difficultés rencontrées lors de la conception de ce projet. Mais bien au-delà, de tout cela, il permet aussi de contempler les moments de solidarité, de complicité et de plaisir qui se dégagent de chacun d’entre nous. Peut-être l’un des moments les plus touchant et marquant de cette semaine d’échange franco-allemand-hongrois et bien au-delà, de notre début de parcours de formation.

 

Le reste de l’après-midi sera en grande partie dédié à l’intervention des différents professionnels qui présenteront l’établissement où ils évoluent (Centre l’ESTRADE-CIVAL de l’ASEI, Ramonville Saint-Agnès) ainsi que l’importance de ce type de projet au sein de ces établissements. D’ailleurs, durant cet échange, notre formatrice soulèvera plus tard l’intérêt de ce type de projet qui, pour elle, doit s’établir sur le long terme et qui aura pour vocation une ouverture sur l’extérieur, rompant de fait avec un quotidien intramuros pouvant s’avérer pesant.

 

Une fois cette journée terminée, les étudiants et formateurs regagnent leurs lieux respectifs les pieds bien ancrés au sol et surtout la tête dans les étoiles après cette journée riche en enseignements professionnels et personnels…

 

 

Jeudi 23 mars 2017

 

La journée a débuté le matin à 9h à l’école Erasme, sur le site de l’Hôpital Marchant, autour d‘une collation préparée par les étudiants français.

La première partie de la matinée a été consacrée à plusieurs animations linguistiques.   Un premier jeu de gymnastique consistait à se toucher successivement plusieurs parties du corps. Ensuite, un jeu de mime en équipe devait faire deviner une image au reste du groupe.

Puis vers 10h nous avons accueilli deux intervenants en médiation animale. Céline Barrier, chercheuse à l’Université Toulouse Jean-Jaurès et stagiaire à Erasme, étudie et pratique la canithérapie. Johann Marmus, étudiant moniteur-éducateur de seconde année à Erasme, exerce et utilise l’équithérapie. Ces deux personnes nous ont présenté ce type de médiation et nous ont expliqué l’intérêt de la présence des animaux dans l’accompagnement social de personnes en difficultés.

Fig 9. Séance d'animation linguistique avec Kamil HATIMI

Fig 9. Séance d’animation linguistique avec Kamil HATIMI

A midi, l’ensemble du groupe, étudiant et formateur, allemand, hongrois et français, s’est dirigé vers le restaurant de l’Hôpital Marchant. Nous y avons partagé un repas et un moment plein de convivialité.

Les activités de l’après-midi ont repris à 14h avec une animation linguistique. Le principe du jeu était une course de vitesse entre deux chaînes humaines qui devaient se transmettre un signal par un contact avec les mains. Le courant est passé entre les étudiants !

Puis vers 15h, nous avons accueilli Bernard Labroue, Directeur de la Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) de l’association Erasme. Il nous a présenté l’établissement, le public et ses problématiques sociales. Il nous a parlé en particulier des projets culturels de la structure, la « Residence Dartiste » et « La Benevolante ». Il s’agit d’outils de médiation culturelle, qui permettent aux jeunes accueillis d’avoir un accès au milieu artistique et de s’impliquer dans différentes actions extérieures (expositions, festivals..). L’intervention a été ponctuée de nombreuses questions de la part des étudiants et des formateurs.

A 16h, nous nous sommes quittés provisoirement quelques heures. La fin de l’après-midi a été dédiée à la préparation de la soirée : le repas des spécialités. Chacun s’est donc consacré, en petits groupes, aux courses et à l’élaboration des différents plats.

La soirée des spécialités a eu lieu chez Samy Soussi, étudiant éducateur spécialisé français, qui a eu la gentillesse de nous accueillir dans sa maison. Nous avons fait un excellent et pantagruélique voyage culinaire entre la Hongrie, l’Allemagne et la France. Après le repas, certains ont dansé, d’autres ont discuté autour d’un verre. Ce moment festif a été très chaleureux et a permis de renforcer le lien entre tous les participants de cette semaine d’échange. Il s’est prolongé jusqu’au bout de la nuit…

 

Figure 10.Spécialités hongroises pour becs sucrés

Figure 10.Spécialités hongroises pour becs sucrés

Fig 11. Temps de convivialité avec les formateurs

Fig 11. Temps de convivialité avec les formateurs

Vendredi 24 mars 2017.

Après un réveil en douceur à 9h, nous allons, les étudiants allemands et hongrois, à l’espace des diversités, où nous attends un programme riche en émotions.

Nous sommes tous en cercle pour faire le bilan de la semaine. D’abord individuel où chacun exprimera son ressenti, nous nous organisons ensuite en groupe.

La présentation Hongroise faite par les étudiants du J.W Collège sera la première de la matinée. Encore une fois, on retiendra l’écart colossal entre le système social, et plus largement, la politique nationale, hongroise et française.

Les étudiants allemands pointeront les petites différences entre le système français et allemand.

Et enfin de notre côté, nous soulignerons le plaisir d’avoir accueilli tous ces étudiants durant cette semaine très riche culturellement.

La journée se poursuit avec un temps libre pour le repas et l’après-midi. Des petits groupes se constituent pour profiter une dernière fois de la vie toulousaine, avant de se rejoindre le soir chez Julien où une soirée d’au revoir est organisée.

La France c’est un savoir culinaire, aussi c’est chez Julien que nous avons partagé l’incontournable soupe à l’oignon dont je vais vous dévoiler le secret….

Pour une cinquantaine de personnes il faut du temps, de l’envie, mais surtout cinq kilogrammes d’oignons que j’ai coupé finement et que j’ai fait revenir dans de l’huile d’olive jusqu’à ce que les oignons brunissent. J’ai ensuite déglacé au vin blanc, une demi bouteille, et saupoudré de farine, et ce, jusqu’à ce que le vin s’évapore. J’ai mis presque trente litres d’eau, poivré et salé, et j’ai laissé cuire au moins trois heures pour obtenir une merveilleuse soupe que nous avons mangée accompagné de gruyère râpé. Ce fût un moment très agréable accompagné de musique, de rire et surtout d’amitié avant le retour vers les pays respectifs de nos invités dès le lendemain matin.(Ingrid)

 

 

Fig 13. En cuisine

Fig 13. En cuisine

 

Fig 14. Mutualisation des compétences

Fig 14. Mutualisation des compétences

[hon] Franciaország is kulináris tudás, mivel ez a Julien osztoztunk az elkerülhetetlen hagymaleves, vagy én leplet a titkot. . . . .

Ötven ember ez időt vesz igénybe az irigység, hanem a fenti öt kilogramm hagymát apróra vágtam, és tettem vissza az olívaolaj, amíg a hagyma megbarnul. Aztán deglaze fehérbor, fél üveg és a liszt sauproudré, amíg a bor elpárolog. Majdnem három liter víz, só, bors, és hagyja, hogy főzni, legalább három órán keresztül egy csodálatos levest ettünk együtt reszelt sajttal. Ez egy nagyon kellemes időben zene, nevetés, és mindenekelőtt a barátság. Ingrid.

 

[All] Frankreich ist auch ein kulinarisches Wissen, wie es bei Julien ist teilten wir die unvermeidliche Zwiebelsuppe oder ich werde das Geheimnis enthüllen. . . . .

Für fünfzig Menschen braucht es Zeit, Neid aber über fünf Kilogramm Zwiebeln fein schneiden ich, und ich habe in der Olivenöl zurück, bis die Zwiebeln braun verfärben. Ich ablöschen dann mit Weißwein, eine halbe Flasche und Mehl sauproudré, bis der Wein verdunstet. Es dauerte fast drei Liter Wasser, Salz und Pfeffer, und ich lasse mindestens drei Stunden für eine wunderbare Suppe kocht wir zusammen geriebenen Käse aßen. Es war eine sehr angenehme Zeit mit

fin blog toulouse 2017

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