Erasme CRFMS LE BLOG

Centre Régional de Formation aux Métiers du Social de TOULOUSE

Position du CNETS sur le projet de loi du sénat

Le Collectif National des Etudiants en Travail Social réagit à la proposition de loi du sénat sur 7,8,9 radio sociale.

SENAT- Proposition de loi pour les gratifications de stages

Dans sa séance du 29 avril 2010,  le sénat à adopté une proposition de loi, tendant à faciliter l’accès aux stages des étudiants et élèves travailleurs sociaux.

« La présente proposition de loi déposée par M. Nicolas About (UC – Yvelines) et Mme Sylvie Desmarescaux (NI – Nord) prévoit que les stages liés à un cursus pédagogique intégré à la formation des étudiants et élèves de la filière de formation des travailleurs sociaux n’emportent versement d’aucune forme de rémunération ou de gratification, à l’exclusion des indemnités justifiées par les contraintes liées à ce stage. Elle vise ainsi à apporter une réponse au fait que ces stages sont obligatoires pour l’accès à la profession alors que les établissements médico-sociaux ne disposent pas, au titre de leur prix de journée, des financements nécessaires à la gratification des stagiaires, ce qui ne leur permet pas d’accueillir favorablement les demandes de ces étudiants.  
Cette proposition de loi, prévoi d’exclure les étudiants en travail social du champ d’application de la gratification de stage, elle fixe un délais d’application jusqu’au 31 décembre 2012 et introduit le versement d’indemnités de stages.
Article unique

Après l’article L. 451-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 451-1-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 451-1-1. – Les travailleurs sociaux concourent à la formation des élèves et étudiants travailleurs sociaux [ ].
« À ce titre, ils participent à la formation initiale des étudiants et élèves travailleurs sociaux et peuvent les accueillir, pour des stages à finalité pédagogique, dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux visés à l’article L. 312-1.

« Les stagiaires bénéficient de l’indemnisation des contraintes liées à l’accomplissement de leur stage, dans des conditions fixées par décret, à l’exclusion de toute autre rémunération ou gratification prévue par des dispositions légales et réglementaires.

« Le présent article est applicable jusqu’au 31 décembre 2012. Un bilan de sa mise en œuvre est transmis par le Gouvernement au Parlement avant cette date afin de déterminer notamment les conditions dans lesquelles est prise en charge la gratification des stagiaires. »

Délibéré en séance publique, à Paris, le 29 avril 2010.

TEXTE ADOPTE

DEBAT au sénat du 29 avril 2010

RAPPORT de M. Nicolas ABOUT et Mme Sylvie DESMARESCAUX

Proposition de loi du sénat pour une exeption à la gratification des stages en travail social

La commission des affaires sociales du Sénat a adopté, le 7 avril, la proposition de loi, traitant de la gratification des stages pour les étudiants travailleurs sociaux, déposée le 22 décembre dernier par Nicolas About et Sylvie Desmarescaux (auteure d’un rapport sur ce sujet).

La proposition de loi doit être examinée en séance publique le 29 avril.
Le texte propose une exception à l’obligation de gratification des stages prévue par loi de 2006, au profit d’une indemnisation des contraintes liées au déroulement du stage.
Cette proposition de loi du Sénat reprend très directement l’article 59 de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST). Le sénat propose donc d’étendre cette dérogation, désormais admise dans le champ sanitaire, aux étudiants et élèves travailleurs sociaux.
La commission des affaires sociales du Sénat a repris la rédaction initiale de la proposition. Afin de ne pas sembler fermer la porte à d’éventuelles évolutions plus favorables, elle a toutefois ajouté un alinéa prévoyant que « les dispositions du présent article sont applicables jusqu’au 31 décembre 2012. Un bilan de leur mise en oeuvre est transmis par le gouvernement au Parlement avant cette date afin de déterminer les conditions dans lesquelles les conseils régionaux prennent en charge le remboursement de la gratification des stagiaires ».
Si la proposition de loi sénatoriale a le mérite de l’efficacité, il n’est pas sûr qu’elle fasse l’objet d’un accueil enthousiaste. Malgré l’atténuation du dernier alinéa – qui pourrait susciter quelques grincements de dents du côté des régions -, elle va en effet à l’encontre des récentes démarches des organisations de travailleurs sociaux, qui viennent au contraire de saisir le chef de l’Etat pour lui demander « de tenir les engagements qu’il a annoncés publiquement le 24 avril 2009″ en faveur de la rémunération des stages (voir notre article ci-contre du 26 mars 2010). La position du gouvernement lors de l’examen en séance publique, le 26 avril, sera donc intéressante à suivre.

Ce texte reprend des éléments publiés le 09 avril 2010 par Jean-Noël Escudié sur le site web « localtis.info »

Rapport
http://www.senat.fr/rap/l09-396/l09-396_mono.html

proposition de loi
http://www.senat.fr/leg/ppl09-190.pdf

Budget des établissements et gratifications

 » les établissements privés, médico-sociaux, sanitaires ou sociaux qui accueillent des stagiaires en formation sociale post bac, sur une période de plus de deux mois doivent leur verser une gratification. Il s’agit d’une obligation inscrite au code du travail.
Pour les établissements financés par l’état (à l’exemple des IME, ITEP, CHRS…), afin que cette charge opposable soit prise en compte, les établissements doivent :
  • si anticipé : faire un prévisonnel d’accueil des stagiaires et l’intégrer au budget prévisionnel afin qu’il soit intégré au budget exécutaoire;
  • si non anticipé : cette charge est à intégrer au compte administratif pour être reprise.

Les établissements qui rencontrent des difficultés peuvent contacter le service des formations sociales auprès de la direction de la jeunesse, sport et cohésion sociale de la Région. Par ailleurs la CNAF a adressé une circulaire Nationale aux CAF, leur demandant de prendre en compte les dépenses de gratifications dans les budgets.

Pour les établissements financés par les collectivités territoriales (Département, Commune), il doivent au préalable vérifier auprès de leur tarificateur les possibilités de financement et les procédures de gestion du dispositif.